La seule frontière problématique
Analyse - Le bout de frontière qui sépare l'Allemagne et la Suisse à la hauteur de l'Argovie, Schaffhouse et Zurich serait-elle la seule encore vraiment problématique en Suisse? Plusieurs problèmes s'y posent en tous cas. Depuis des années Allemands et Zurichois n'arrivent pas à trouver de solution équitable pour se répartir les nuisances sonores de l'aéroport de Kloten. C'est selon l'Office fédéral de l'agriculture, la seule région où les paysans étrangers sont en conflit avec les paysans suisses qui exploitent des terres au-delà de la frontière. Dans les autres régions, ont trouvent des solutions à l'amiable. A proximité de Zurich, cela semble plus difficile.
Pour ne pas simplifier les choses, la Confédération planifie un dépôt définitif de déchets nucléaires au nord de Zurich, à quelques pas de la frontière. A la fin de la 2e Guerre mondiale la région a été - par erreur - la cible des bombes alliées. Raison pour laquelle le conseiller fédéral Christoph Blocher à tenu un discours à Rafz (ZH) à l'occasion d'une fête pour célébrer les 60 ans de la fin de la guerre. Un discours qui célébrait justement l'importance des frontières.
Tout cela alors que les Allemands sont de plus en plus nombreux à vivre et travailler en Suisse alémanique. En Suisse orientale, des cantons comme St-Gall, la Thurgovie et les Grisons qui paraissent à priori conservateurs ne cessent d'élargir leur collaboration avec les régions frontières allemandes et autrichiennes. A Bâle, on développe ensemble un réseau de transport qui couvre trois pays. Comme si dans le grand Zurich, il était moins possible d'être pragmatique. Comme si trouver des compromis avec ces voisins insignifiants revenait, pour un centre de rayonnement international, à se compromettre. Où bien est-ce la vieille peur de la menace allemande, qui est restée plus vivace ici qu'ailleurs? De façon intéressante, l'aéroport de Zurich ne cesse de parler de " discriminations" en ce qui concerne les limitations allemandes de survol du nord des pistes.
Pour ne pas simplifier les choses, la Confédération planifie un dépôt définitif de déchets nucléaires au nord de Zurich, à quelques pas de la frontière. A la fin de la 2e Guerre mondiale la région a été - par erreur - la cible des bombes alliées. Raison pour laquelle le conseiller fédéral Christoph Blocher à tenu un discours à Rafz (ZH) à l'occasion d'une fête pour célébrer les 60 ans de la fin de la guerre. Un discours qui célébrait justement l'importance des frontières.
Tout cela alors que les Allemands sont de plus en plus nombreux à vivre et travailler en Suisse alémanique. En Suisse orientale, des cantons comme St-Gall, la Thurgovie et les Grisons qui paraissent à priori conservateurs ne cessent d'élargir leur collaboration avec les régions frontières allemandes et autrichiennes. A Bâle, on développe ensemble un réseau de transport qui couvre trois pays. Comme si dans le grand Zurich, il était moins possible d'être pragmatique. Comme si trouver des compromis avec ces voisins insignifiants revenait, pour un centre de rayonnement international, à se compromettre. Où bien est-ce la vieille peur de la menace allemande, qui est restée plus vivace ici qu'ailleurs? De façon intéressante, l'aéroport de Zurich ne cesse de parler de " discriminations" en ce qui concerne les limitations allemandes de survol du nord des pistes.



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