mercredi, octobre 19, 2005

UDC: la stratégie des marchés aux bestiaux

Toujours aussi stratège, l'UDC. Elle a organisé son assemblée des délégués dédiée à l'initiative anti-OGM samedi 15 octobre à Näfels (GL), soit le samedi de la première Foire agricole de Suisse, l'OLMA de St-Gall, et un samedi, lors duquel ont eu lieu de nombreuses foire aux bestiaux. Ainsi, de nombreux délégués paysans se sont rendus aux foires à bestiaux, au lieu de venir grossir les rangs des partisans de l'initiative anti-OGM, m'a confié le collaborateur personnel de Josef Kunz, un conseiller national lucernois favorable à l'initiative. Les foires aux bestiaux leur rapportent plus qu'une assemblée de parti, dans lequel ils sont de plus en plus minorisés, m'a dit le collaborateur de Josef Kunz. Dans quel parti les paysans suisses pourront-ils à l'avenir défendre leurs intérêts? Sont-ils encore assez nombreux aux Chambres fédérales pour placer leurs billes à l'heure où de plus en plus de paysans disparaissent et où les agriculteurs doivent se diversifier pour pouvoir survivre?

mardi, octobre 04, 2005

Quel avenir pour les agences de presse?

Le "Blick" et le "Sonntagsblick" ont dénoncé le contrat qui les liait à l'Agence télégraphique suisse (ATS), a-ton appris samedi dans le "Tages-Anzeiger". Pour l'ATS, c'est un coup dur. Elle va perdre un million de francs par an, alors qu'elle vient de devoir compresser ses coûts en supprimant des postes. Si le plus grand quotidien de boulevard du pays peut se passer de la plus importante agence de presse nationale, d'autres pourront-ils faire de même? Une chose est sûre: même si on voit mal comment les médias suisses pourraient se passer complètement des agences pour réaliser leur travail quotidien, les agences devront s'adapter à l'évolution du paysage médiatique.

A l'heure où d'une part les gratuits deviennent des clients importants des agences, l'offre de ses dernières doit s'étoffer et accorder plus d'importance aux informations "softes". D'autre part , les dépêches d'agences sont désormais accessibles gratuitement sur bon nombre de sites Internet. Il faut donc trouver de nouveaux modèles de financement de l'information.