Vive l'économie, elle "sauvra" le français en Suisse alémanique!
Le "oui" du Grand Conseil zougois à l'enseignement du français à l'école primaire constitue une victoire d'étape importante dans le débat sur l'avenir des langues en Suisse. Les vues échangées par les députés jeudi révèlent ce qui devrait "sauver" le français Outre-Sarine, les arguments économiques et non pas la volonté de soutenir la cohésion nationale.
Pour deux des trois principaux partis zougois, le PRD et le PDC, l'anglais et le français sont essentiels pour le développement de la place économique zougoise et suisse. Et pour offrir toutes les chances de réussite professionnelles à nos enfants, il faut que ceux-ci deviennent plurilingues. Seule l'UDC zougoise, proche des petits commerçants et des artisans, estime que la bonne maîtrise de l'allemand et de l'anglais suffit pour s'affirmer dans le monde du travail. Ceux qui voudront développer leur français pourront toujours le faire adultes sous forme de formation continue, selon elle.
La décision du parlement zougois laisse présager que le Grand Conseil zurichois devrait également refuser de reporter l'enseignement du français au primaire. Les bourgeois de Zurich pensent souvent comme ceux de Zoug. Certes le PDC est minoritaire à Zurich et l'UDC est le parti le plus fort. Mais contrairement à celle de Zoug, l'Union des arts et métiers zurichoise est favorable à l'enseignement de deux langues "étrangères" au primaire. De plus, le PS zurichois pourra difficilement se permettre de lutter contre projet, car c'est une ministre issue de ses rangs, la socialiste Regine Aeppli, qui le défendra devant le parlement.
La décision de Zurich aura une influence décisive sur la façon dont les cantons de Suisse centrale et orientale enseigneront à l'avenir les langues. Si Zurich maintient le français en primaire à côté de l'anglais, aucun canton voisin ne devrait se permettre de faire autrement.
Pour deux des trois principaux partis zougois, le PRD et le PDC, l'anglais et le français sont essentiels pour le développement de la place économique zougoise et suisse. Et pour offrir toutes les chances de réussite professionnelles à nos enfants, il faut que ceux-ci deviennent plurilingues. Seule l'UDC zougoise, proche des petits commerçants et des artisans, estime que la bonne maîtrise de l'allemand et de l'anglais suffit pour s'affirmer dans le monde du travail. Ceux qui voudront développer leur français pourront toujours le faire adultes sous forme de formation continue, selon elle.
La décision du parlement zougois laisse présager que le Grand Conseil zurichois devrait également refuser de reporter l'enseignement du français au primaire. Les bourgeois de Zurich pensent souvent comme ceux de Zoug. Certes le PDC est minoritaire à Zurich et l'UDC est le parti le plus fort. Mais contrairement à celle de Zoug, l'Union des arts et métiers zurichoise est favorable à l'enseignement de deux langues "étrangères" au primaire. De plus, le PS zurichois pourra difficilement se permettre de lutter contre projet, car c'est une ministre issue de ses rangs, la socialiste Regine Aeppli, qui le défendra devant le parlement.
La décision de Zurich aura une influence décisive sur la façon dont les cantons de Suisse centrale et orientale enseigneront à l'avenir les langues. Si Zurich maintient le français en primaire à côté de l'anglais, aucun canton voisin ne devrait se permettre de faire autrement.


