Micheline Calmy-Rey est devenue part intégrante du programme politique du PS
Le congrès du PS de ce week-end fut intéressant à plus d'un titre. On y a entendu des socialistes satisfaits d'eux-mêmes, contents de leur pouvoir et enchantés de la législature fédérale qui s'achève l'année prochaine. Certes, la droite reste surreprésentée au Conseil fédéral, dénoncent-ils. Mais le grand virage à droite du pays, que les socialistes avaient annoncé suite à l'élection de Christoph Blocher au Conseil fédéral n'a pas eu lieu, grâce à qui, grâce au PS, qui bien que minorisé au gouvernement et au Parlement a réussi à utiliser avec succès les instruments "d'opposition" que sont le référendum et l'initiative populaire, disent-ils toujours.
Jamais sans doute les socialistes n'auront dit avec autant de sincérité combien ils ont profité de l'ascencion au pouvoir de M. Blocher et du boom de l'UDC. Bref, pour le PS il n'est plus question de quitter le gouvernement. Au contraire, le PS mise plus que jamais sur son égérie au Conseil fédéral, Micheline Calmy-Rey. Arrivée à la tête de l'Etat début 2003, la Genevoise a su faire de la politique étrangère, le dossier souvent considéré comme ingrat que ses collègues du Conseil fédéral lui ont attribué, un redoutable instrument de politique intérieure.
Le congrès du PS à Sursee l'a montré. Le parti fera de la neutralité active prônée par Mme Calmy-Rey un des grands thèmes de sa campagne de 2007. Et il a de son point de vue certainement raison. De l'autre côté de l'échiquier politique, l'UDC défend une Suisse refermée sur elle-même. Le PS sera le parti de la Suisse qui tente d'agir dans le monde. La formule pourrait d'autant mieux fonctionner qu'au centre, le PDC et le PRD, qui craignent l'UDC, devraient avoir du mal à ce positionner clairement sur ce thème.
Jamais sans doute les socialistes n'auront dit avec autant de sincérité combien ils ont profité de l'ascencion au pouvoir de M. Blocher et du boom de l'UDC. Bref, pour le PS il n'est plus question de quitter le gouvernement. Au contraire, le PS mise plus que jamais sur son égérie au Conseil fédéral, Micheline Calmy-Rey. Arrivée à la tête de l'Etat début 2003, la Genevoise a su faire de la politique étrangère, le dossier souvent considéré comme ingrat que ses collègues du Conseil fédéral lui ont attribué, un redoutable instrument de politique intérieure.
Le congrès du PS à Sursee l'a montré. Le parti fera de la neutralité active prônée par Mme Calmy-Rey un des grands thèmes de sa campagne de 2007. Et il a de son point de vue certainement raison. De l'autre côté de l'échiquier politique, l'UDC défend une Suisse refermée sur elle-même. Le PS sera le parti de la Suisse qui tente d'agir dans le monde. La formule pourrait d'autant mieux fonctionner qu'au centre, le PDC et le PRD, qui craignent l'UDC, devraient avoir du mal à ce positionner clairement sur ce thème.



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