mercredi, août 30, 2006

Le wellness des parlementaires à temps partiel

Dans son édition d'aujourd'hui, le "Tages-Anzeiger" s'insurge contre le programme de la session spéciale des Chambres fédérales à Flims qui s'ouvrira le 18 septembre prochain. Il relève notamment que les parlementaires ne siègeront pratiquement que le matin. Pour le reste du temps, un large programme de visites, de rencontres et d'activités sportives et touristiques a été mis sur pied. Et bien sûr, les députés pourront profiter des toutes neuves installations de wellness de l'hôtel Waldhaus où se déroulera la "Sessiun". Coût de l'opération: 2500 francs de plus par parlementaire par rapport à une session normale à Berne.

Mais pourquoi, cher "Tages-Anzeiger", ne pourrait-on pas rêver? Rêver que des parlementaires en permanence suroccupés découvrent grâce à cette "demi-session" le bonheur du temps partiel, qu'en barbotant dans un jacousi à 40 degrés, ils divaguent ne serait-ce qu'un moment sur les bienfaits de la médecine préventive et du sport et qu'en se promenant sur les alpages, ils comprennent un peu mieux les besoins des régions périphériques.

Les Grisons sont loin de la capitale, mais la qualité de vie y est certainement meilleure. Laissons pour une fois les sacro-saints principes d'efficacité et d'économie de côté et donnons la chance à nos représentants politiques d'y goûter. Après tout l'Etat pour lequel ils s'engagent sans compter à travers leurs mandats politiques leur doit bien ça.

samedi, août 26, 2006

Les radicaux se distancient du fédéralisme sur la pointe des pieds

Les radicaux sont en train de prendre congé - sans osez le déclarer ainsi - du fédéralisme suisse, un de leurs credos d'origine. Après avoir lutté avec succès pour une harmonisation encore plus grande des différents systèmes scolaires cantonaux, de plus en plus de radicaux exigent une uniformisation et une simplification des sytèmes fiscaux helvétiques.

Fulvio Pelli l'a dit: la disparité actuelle ("jungle", a-t-il dit) des systèmes fiscaux cantonaux conduit "au chaos" et empêche une véritable concurrence fiscale. Surprenante déclaration de la part d'un radical. Le but de Fulvio Pelli et des radicaux zurichois: doter tous les cantons et la Confédération du même système de prélèvement des impôts sur les particuliers articulés autour d'une poignée de paramètres simples et d'une déclaration d'impôts qui tient sur une feuille A4.

Certes chaque canton pourrait continuer à fixer la hauteur des paramètres lui-même, mais leur liberté en serait tout de même fortement réduite: plus de spécialités comme des taxes dégressives, par exemple. Reste à savoir si une telle réforme - qui contient une bonne dose de populisme - convaincra des électeurs à voter pour le PRD. En Suisse alémanique, où la fiscalité est un sujet assez porteur, cela pourrait fonctionner. Ce d'autant plus que les radicaux sont assez malins pour ne pas toucher aux impôts sur les entreprises.