mardi, septembre 26, 2006

Laissera-t-on l'UDC se profiler en tant que parti de l'intégration des étrangers?

Après avoir été définitivement intronisé parti de l'asile dimanche, laissera-t-on l'UDC devenir le parti de l'intégration? Le président du PS a fait une déclaration troublante dans le "Tages-Anzeiger" de mardi. Hans-Jürg Fehr a indiqué qu'il ne veut pas disputer ce thème à l'UDC, car celle-ci s'en occupe déjà. Le PDC et le PRD ont ici une longueur d'avance. Ces deux partis sont les premiers à avoir élaboré des papiers de position sur l'intégration durant les derniers mois. Dommage qu'ils n'aient pas réussi jusqu'ici à mieux les vendre aux médias. Une fois encore, Ueli Maurer a été plus malin dimanche soir dans "l'Elephantenrunde" de SF1 en annonçant que l'intégration serait le prochain cheval de bataille de l'UDC. Quant au PS, il ferait bien de se positionner plus clairement sur cette question. Il est bien possible que l'analyse des résultats du vote de dimanche montre qu'une partie de son électorat ne suit plus (pas) son discours sur les étrangers.

Parce que les Suisses aiment que les lois soient appliquées

Très intéressante analyse du professeur de philosophie politique Georg Kohler sur les résultats des votations de dimanche ("Tages-Anzeiger", 26 septembre):

Herr Kohler, knapp 68 Prozent der Schweizer haben sich für ein schärferes Ausländerrecht ausgesprochen. Haben Sie ein so klares Resultat erwartet?

Ja, denn die Schweizer sind rechtstreu, wenn auch zähneknirschend. Sobald der Eindruck entsteht, dass eine bestimmte Gruppe - etwa Asyl Suchende - systematisch die Regeln verletzten, ist das helvetische Grundgefühl attackiert. Darauf muss man eingehen, Politik hat viel mit Psychologie zu tun.

Sogar in der links-grünen Stadt Zürich gab es ein doppeltes Ja. Hat die Linke die Psychologie vernachlässigt?

Zweifellos standen viele, die sonst eher linke Parteien wählen, auf Seiten der bürgerlichen Mehrheit. Das ist nicht überraschend, weil gerade linke Personen sehr sensibel sind, wenn Gesetze verletzt werden. Verloren hat die linke Parteielite.

lundi, septembre 18, 2006

Micheline Calmy-Rey est devenue part intégrante du programme politique du PS

Le congrès du PS de ce week-end fut intéressant à plus d'un titre. On y a entendu des socialistes satisfaits d'eux-mêmes, contents de leur pouvoir et enchantés de la législature fédérale qui s'achève l'année prochaine. Certes, la droite reste surreprésentée au Conseil fédéral, dénoncent-ils. Mais le grand virage à droite du pays, que les socialistes avaient annoncé suite à l'élection de Christoph Blocher au Conseil fédéral n'a pas eu lieu, grâce à qui, grâce au PS, qui bien que minorisé au gouvernement et au Parlement a réussi à utiliser avec succès les instruments "d'opposition" que sont le référendum et l'initiative populaire, disent-ils toujours.

Jamais sans doute les socialistes n'auront dit avec autant de sincérité combien ils ont profité de l'ascencion au pouvoir de M. Blocher et du boom de l'UDC. Bref, pour le PS il n'est plus question de quitter le gouvernement. Au contraire, le PS mise plus que jamais sur son égérie au Conseil fédéral, Micheline Calmy-Rey. Arrivée à la tête de l'Etat début 2003, la Genevoise a su faire de la politique étrangère, le dossier souvent considéré comme ingrat que ses collègues du Conseil fédéral lui ont attribué, un redoutable instrument de politique intérieure.

Le congrès du PS à Sursee l'a montré. Le parti fera de la neutralité active prônée par Mme Calmy-Rey un des grands thèmes de sa campagne de 2007. Et il a de son point de vue certainement raison. De l'autre côté de l'échiquier politique, l'UDC défend une Suisse refermée sur elle-même. Le PS sera le parti de la Suisse qui tente d'agir dans le monde. La formule pourrait d'autant mieux fonctionner qu'au centre, le PDC et le PRD, qui craignent l'UDC, devraient avoir du mal à ce positionner clairement sur ce thème.