mardi, novembre 28, 2006
Internet ne joue encore qu'un rôle mineur dans les polémiques politiques en Suisse. Malheureusement! Est-ce dû à un regard trop condescendant jeté par les journalistes suisses sur les blogs et autres plateformes de publication de photos ou films? "Le Matin" a dernièrement jeté un oeil sur youtube en quête de films sur nos conseillers fédéraux. La moisson est maigre et peu croustillante. En attendant des contributions plus dérangeantes ou révélatrices, on pourra toujours observer grâce à une webcam la nouvelle mascotte de l'UDC, le bouc "Zottel", dans son écurie Chez Zottel
lundi, novembre 27, 2006
Impôts cassés: Uri s'y met aussi
Presque toute la Suisse centrale est maintenant un paradis pour les entreprises. Le modèle zougois, qui consiste à cassé les impôts pour attirer les entreprises du monde entier ou du moins leur siège, s'étend petit-à-petit à tous les petits cantons suisses (les deux Appenzells se développent aussi dans ce sens). Après Obwald début 2006, Uri s'y mettra en 2007: le peuple a plébiscité la stratégie du directeur des finances dans les urnes ce dimanche.
Ces deux cantons suivent Nidwald et Schwytz qui pratiquent des impôts très bas avec succès depuis de nombreuses années. Lucerne - canton centre qui comme Zurich a les charges propres d'un centre - restera sur le carreau, même si une baisse d'impôts (moins spectaculaire) y est également prévue.
Ces deux cantons suivent Nidwald et Schwytz qui pratiquent des impôts très bas avec succès depuis de nombreuses années. Lucerne - canton centre qui comme Zurich a les charges propres d'un centre - restera sur le carreau, même si une baisse d'impôts (moins spectaculaire) y est également prévue.
mercredi, novembre 22, 2006
La ville de Zurich communique en haut-valaisan
Lors d'une conférence de presse consacré aux viols répétés commis par des jeunes à Zurich, le nouveau chef zurichois des écoles, Gerold Lauber (PDC), a refusé lundi de faire sa présentation en bon allemand. Une journaliste, qui comprenait mal son dialecte haut-valaisan, le lui a demandé, mais un journaliste de la radio locale "Energy" s'y est opposé, car il avait besoin de sons en dialecte. Vive la Zurich internationale!
mardi, novembre 21, 2006
Il était une fois le téléjournal national...
J'ai appris hier soir, dans une émission consacrée au 75 ans de la SSR, que le premier téléjournal diffusé en Suisse était national. Lancé en 1953, sa rédaction trilingue se trouvait à Zurich. Tous les Suisses voyaient les mêmes reportages et recevaient les mêmes informations, chacun dans leur langue. La création de téléjournaux différents pour chaque région du pays a donné lieu à de grands débats controverses.
Comment penserait-on les rapports entre la Suisse romande et la Suisse alémanique aujourd'hui si le téléjournal était resté national? Sans doute autrement. A l'heure actuelle, la seule rédaction nationale et trilingue du pays est celle de l'ATS.
Dans les années qui ont suivi la télévision suisse proposait en outre une émission hebdomadaire en italien pour les émigrés vivant en Suisse. On y présentait et expliquait la Suisse. Des Italiens restés aux pays transmettaient des messages.
A l'heure, où on parle beaucoup d'intégration, ne serait-ce pas une idée à raviver? Que diriez-vous d'une émission en serbo-croate ou en albanais? Qui se lance?
A propos des 75 ans de la SSR, voir IdeeSuisse
Comment penserait-on les rapports entre la Suisse romande et la Suisse alémanique aujourd'hui si le téléjournal était resté national? Sans doute autrement. A l'heure actuelle, la seule rédaction nationale et trilingue du pays est celle de l'ATS.
Dans les années qui ont suivi la télévision suisse proposait en outre une émission hebdomadaire en italien pour les émigrés vivant en Suisse. On y présentait et expliquait la Suisse. Des Italiens restés aux pays transmettaient des messages.
A l'heure, où on parle beaucoup d'intégration, ne serait-ce pas une idée à raviver? Que diriez-vous d'une émission en serbo-croate ou en albanais? Qui se lance?
A propos des 75 ans de la SSR, voir IdeeSuisse
lundi, novembre 20, 2006
Testament militaire
Même si je crois aujourd'hui que la Suisse doit disposer d'un système de défense, l'armée n'a pas réussi à me convaincre que mes jours de service ont servi à quelque chose.
Lors de mon licenciement la semaine passée, les représentants officiels n'ont cessé de nous remercier pour notre engagement. Pour moi, c'était des mots des vides. Comme tous les discours d'ailleurs des supérieurs, qui, cours de répétition après cours de répétition, ont tenté de nous convaincre des nombreux dangers qui guettaient la Suisse. Comment y croire, alors que j'ai vu le Mur de Berlin s'effondrer et que j'ai pu voyager si librement en Europe et dans le monde?
Mes jours de service me laissent une impression de gâchis. Entre l'armée et moi, le courant n'a jamais passé. Certes, je me souviens de quelques cours très agréables en Valais. Mais j'y ai eu du plaisir, car on a fait très peu d'armée et beaucoup de sport.
Lors de mon licenciement la semaine passée, les représentants officiels n'ont cessé de nous remercier pour notre engagement. Pour moi, c'était des mots des vides. Comme tous les discours d'ailleurs des supérieurs, qui, cours de répétition après cours de répétition, ont tenté de nous convaincre des nombreux dangers qui guettaient la Suisse. Comment y croire, alors que j'ai vu le Mur de Berlin s'effondrer et que j'ai pu voyager si librement en Europe et dans le monde?
Mes jours de service me laissent une impression de gâchis. Entre l'armée et moi, le courant n'a jamais passé. Certes, je me souviens de quelques cours très agréables en Valais. Mais j'y ai eu du plaisir, car on a fait très peu d'armée et beaucoup de sport.
samedi, novembre 18, 2006
Gardez vos armes si vous faites du tir sportif!
J'ai été licencié de l'armée. Après quelque 250 jours passés sous les drapeaux, j'ai enfin pu rendre ce pistolet conservé durant des années, contre mon gré, dans ma cave.
Après m'être replacé dans le rang, j'ai fait part de mon soulagement à mon voisin de droite. "Moi, j'ai gardé mon arme", m'a-t-il répondu. "Je fais du tir sportif", a-t-il expliqué. "Tiens du tir sportif avec un pistolet, ça doit pas être très intéressant", ai-je rétorqué. Lui: "c'est vrai, mais je fais plus tellement de tir, aujourd'hui. Je garde l'arme au cas où, je recommancerais à en faire. Et puis tu sais, on peut toujours la ramener à l'arsenal plus tard."
Le commandant nous avait conseillé auparavant de ne garder notre arme que si on pratiquait le tir sportif. "Rappelez-vous, un fusil ou un pistolet peuvent provoquer d'énormes souffrances", a-t-il mis en garde.
Après m'être replacé dans le rang, j'ai fait part de mon soulagement à mon voisin de droite. "Moi, j'ai gardé mon arme", m'a-t-il répondu. "Je fais du tir sportif", a-t-il expliqué. "Tiens du tir sportif avec un pistolet, ça doit pas être très intéressant", ai-je rétorqué. Lui: "c'est vrai, mais je fais plus tellement de tir, aujourd'hui. Je garde l'arme au cas où, je recommancerais à en faire. Et puis tu sais, on peut toujours la ramener à l'arsenal plus tard."
Le commandant nous avait conseillé auparavant de ne garder notre arme que si on pratiquait le tir sportif. "Rappelez-vous, un fusil ou un pistolet peuvent provoquer d'énormes souffrances", a-t-il mis en garde.
jeudi, novembre 09, 2006
Enfin le PS ose parler d'intégration
Enfin, les socialistes ont osé mardi dernier parler de l'intégration des étrangers. Contrairement à ce que j'avais craint sur ce blog, la droite ne sera plus seule dans ce pays à avoir des exigences en la matière.
Le papier socialiste est réjouissant à plusieurs titres. D'abord, les socialistes ont le mérite de ne pas concentrer leurs réfléxions sur un seul groupe d'étrangers. Ils reconnaissent que l'intégration n'est pas quelque chose qui va de soi tout en rappelant où se posent les principaux problèmes d'intégration en Suisse, soit sur le marché du travail et au niveau des résultats scolaires.
Les propositions du parti - telles la convention d'intégration ou les cours de langue maternelle - sont originales. Elles donnent des réponses sérieuses aux difficultés des étrangers, que le PS reconnaît être indispensables à l'économie suisse.
Maintenant que les principaux partis du pays ont pris position sur l'intégration, des décisions pourraient être prises. Il semble qu'à ce niveau PS, PRD et PDC pourraient se retrouver au moins sur certains points et contrer efficacement l'UDC.
Le papier socialiste est réjouissant à plusieurs titres. D'abord, les socialistes ont le mérite de ne pas concentrer leurs réfléxions sur un seul groupe d'étrangers. Ils reconnaissent que l'intégration n'est pas quelque chose qui va de soi tout en rappelant où se posent les principaux problèmes d'intégration en Suisse, soit sur le marché du travail et au niveau des résultats scolaires.
Les propositions du parti - telles la convention d'intégration ou les cours de langue maternelle - sont originales. Elles donnent des réponses sérieuses aux difficultés des étrangers, que le PS reconnaît être indispensables à l'économie suisse.
Maintenant que les principaux partis du pays ont pris position sur l'intégration, des décisions pourraient être prises. Il semble qu'à ce niveau PS, PRD et PDC pourraient se retrouver au moins sur certains points et contrer efficacement l'UDC.


