lundi, avril 16, 2007

Et si le PS sortait fortement affaibli des fédérales?

Peut-être que les paradigmes politiques sont bien en train de changer. Que lutter contre l'UDC n'est plus un programme suffisant et que le PS, dont l'électorat s'est transformé, doit renouveler ses combats. Peut-être qu'après le PDC et le PRD, c'est au tour du PS de se repenser. Imaginons que la débâcle socialiste à Zurich se répète le 21 octobre au niveau fédéral. A quoi ressemblerait le nouveau parlement? Fini la polarisation. Peut-être que les radicaux saisiront plus souvent l'opportunité de se rapprocher de l'UDC sur certains thèmes pour former des majorités. Les partis du centre pourraient se renforcer et se diversifier (arrivée de Verts libéraux?). La constitution de majorités deviendrait alors encore plus complexes.

Pourquoi la politique n'intéresse pas les Zurichois

Deux citoyens zurichois sur trois n'ont pas participé à l'élection de leurs autorités dimanche. Encore un peu moins qu'il y a quatre ans. Sachant cela, aucun des partis élus ne peut être fier d'une élection qui a si peu mobilisé. La politique n'intéresse pas une nette majorité des citoyens du plus grand canton suisse. A qui la faute?

Aux partis qui sont incapables (à part peut-être l'UDC?) de mobiliser l'électorat. De leur transmettre de l'enthousiasme pour la chose publique et d'évoluer avec l'époque.

A la conjoncture, peut-être, qui est excellente et qui conduit à l'insoucience. Peut-être faut-il interpréter ainsi le fait que la ministre des travaux publiques, Ursula Gut (PRD), une femme sans charisme et visions, en place depuis à peine un an, ait été réélue avec le meilleure score au gouvernement. Surtout ne changez rien politiciens, tout va bien!